Retour à liste des rues anciennes

 PLACE CARRIÈRE 
De l’Arc de Triomphe, ou porte Héré, à l’hémicycle Général de Gaulle

A cet emplacement, se trouvaient, à l’origine, des marais. Au Moyen Age, on y dressa les remparts de la Ville Vieille, contre lesquels s’appuyaient les maisons de la Grande Rue. En 1552, on recula les fortifications vers la Pépinière actuelle, et on combla l’espace laissé vide, qui devint la rue Neuve, ou « Carrière ». Ce nom lui vient en effet des tournois, courses, carousels, joutes et fêtes équestres qui y eurent lieu à partir de 1560 (ils avaient lieu auparavant sur la place des Dames). Une partie de cette carrière, ou manège équestre, fut même couverte, vers 1573. Des Ecuries furent adossées aux nouveaux remparts. Au XVIII° siècle. Stanislas réaménagea à grands frais cette place. L’architecte Héré en fit l’axe essentiel d’un ensemble urbanistique d’une grande beauté, entre l’Hémicycle. qui le ferme. et la place Stanislas. Le point de départ en fut le bel hôtel de Craon, qui avait été construit par Boffrand quelques années plus tôt (1715) aujourd’hui Cour d’Appel. Héré en fit une exacte réplique, en vis-à-vis : ce fut la Bourse des Marchands (1752-1753), aujourd’hui Tribunal de Commerce. De même, les façades de la place furent uniformisées. L’ensemble fut fermé, au Nord, par l’hémicycle et le Palais de l’Intendance, qui fait corps avec la place (voir hémicycle Général de Gaulle), et, au Sud, par l’Arc de Triomphe (voir rue Héré et place Stanislas). Le centre de la place carrière proprement dite, délimitée jadis par une barrière en bois fut entouré de murets et fermé par des grilles de Jean Lamour. De gracieuses fontaines et des sculptures diverses complétèrent la place. En 1781, on planta quatre rangées de tilleuls. De nombreux hôtels particuliers ornent cette place. Cette place a toujours conservé sa dénomination d’origine, sauf à la Révolution, où elle fut place de la République Démocratique (1793).

Retour à liste des rues anciennes