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 RUE SAINT-GEORGES 
De la rue Saint-Dizier à la place de la Division de Fer

A l’origine, cette rue de la Ville Neuve de Charles III n’existait pas. On ne connaissait alors que la rue des Moulins (Saint-Jean), limitée, à l’Est, à la rue Saint Nicolas. Au-delà de cette rue Saint Nicolas, il n’y avait plus que des jardins, et, au Nord, l’hôpital Saint-Julien (fondé en 1589, aujourd’hui disparu). L’ensemble était limité, à l’Est, par les remparts, à la hauteur de la cathédrale actuelle. En 1605, ces remparts à peine terminés furent détruits et reculés plus à l’Est, afin de permettre un nouvel agrandissement de la Ville Neuve. La toute récente porte des Moulins fut détruite et remplacée par la porte Saint-Georges (1608-1610). La rue Saint-Georges actuelle fut ensuite délimitée par quelques constructions, au-delà de l’hôpital Saint-Julien. Seul resta inoccupé l’emplacement destiné à recevoir la Primatiale. Cette dernière ne fut construite qu’au XVIII° siècle (1704-1743) voir place Monseigneur Ruch. A l’extrémité Est de la rue, la place Driant ne fut véritablement créée que sous Stanislas. Des hôtels y furent alors construits, délimitant nettement l’ensemble. En 1888, la rue Saint-Georges fut prolongée, au Nord de la porte, devenue trop étroite, vers l’Ile de Corse, à travers l’ancienne auberge dite de la Chartreuse et la halle aux blés. Une grande voie rectiligne fut ainsi créée, traversant Nancy d’Est en Ouest et facilitant la circulation. Au XVII° siècle, le ruisseau Saint-Jean, déversoir de l’étang Saint-Jean, coulait à découvert à partir de la rue Saint Nicolas dans la rue Saint-Georges, et se perdait ensuite dans les fossés de la ville, vers le bastion de Vaudemont. II alimentait un lavoir, sur la place Driant. II fut couvert en 1742. Ancien nom : rue des Moulins, rue de la Porte Saint-Georges (XVIII° siècle). A la Révolution rue de la Fédération. Dénommée en 1814. Saint Georges ( ?-303), né en Cappadoce, officier de l’armée romaine, subit le martyre sous l’empereur Dioclétien. Sa vie est très peu connue et les légendes y tiennent une grande place. Patron de l’Angleterre et de nombreux ordres de chevalerie ou de corporations, saint Georges est représenté luttant contre le dragon. Son culte fut très populaire dans toute la chrétienté médiévale, et particulièrement en Lorraine.

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